Trois ans


Aujourd'hui ma Jasmin à trois ans. Et c'est une super petite fille. Elle est casse-cou et donne l'impression de n'avoir peur de rien, elle court et saute partout. Elle escalade tout et fait quasiment de la voltige avec sa trottinette.

Mais le soir venu, elle a besoin de sa veilleuse pour s'endormir. Elle n'aime pas le noir. Et puis elle n'aime pas beaucoup non plus le lâcher prise nécessaire à l'endormissement. Les derniers temps il lui fallait presque tous les jours plus d'une heure pour s'endormir. Elle fait des sorties plus ou moins furtives jusqu'à ce qu'elle n'en aie plus le courage. Mais souvent elle est presque endormie. Comme si elle avait un sursaut au moment de se laisser emporter dans les bras de Morphée.

Le truc c'est que ces moments peuvent vite devenir une source de tension. C'est la fin de journée et je suis fatiguée. Et puis j'ai juste envie de me poser. Et j'ai beau le lui expliquer tous les soirs ça ne sert pas à grand-chose. C'est pas grave. Je sais que si je m'énerve elle va s'endormir tout de suite. Mais je n'ai absolument pas envie que son lit et le moment de se coucher soient associés à un énervement. Alors je me mets en mode stoïque et je la recouche sans rien dire.

Plus exactement, je reste à la porte de la chambre et j'attends qu'elle soit retournée dans son lit. C'est là que c'est un peu dur. Plus de bisou, plus de "bonne nuit", pas de verre d'eau… Rien. Il faut tenir bon et se dire que ce n'est plus l'heure. Elle a eu tout ce dont elle avait besoin et il est l'heure. Et surtout j'ai donné ce que je pouvais. Je lui répète à chaque fois avec une voix neutre que c'est l'heure, que de toute façon je ne m'énerverai pas et qu'elle doit aller se coucher.

Et ça finit par marcher. Tous les soirs. On a essayé de la coucher plus tard, mais ça n'a rien changé. Le seul truc qui a marché bizarrement c'est de la coucher la première et plus tôt, bien plus tôt. Mais 18h30 ça impose un rythme qui n'est pas évident à tenir. Enfin je dis ça mais on l'a retrouvée hier après dix jours de séparation et il est possible que ce problème se soit auto-réglé.

Je ne sais pas ce qui se passe dans sa vie qui l'empêche de se laisser-aller les derniers temps. Peut-être la rentrée prochaine à l'école ?

Dans quelques semaines elle rentrera à l'école et ça me rend toute nostalgique. Je ne m'y attendais pas du tout. Mais je ne m'inquiète pas du tout pour elle. Elle va s'éclater, elle est tout à fait mûre pour l'école.

C'est drôle d'ailleurs car depuis qu'elle ne va plus chez la nounou, elle a fait d'énormes progrès en langage. Elle parle mieux, fait des phrases plus complexes et son vocabulaire s'enrichit de jour en jour. Je lui ai même appris une blague qu'elle adore refaire cinquante fois de suite.

Je crois que son jeu préféré c'est se déguiser. Elle a beaucoup d'imagination et s'invente toujours des histoires et des aventures. Elle peut être un Storm Trooper, Superman, Jacques Maillol ou encore l'immanquable Spiderman. C'est son idole, je ne sais pas pourquoi car elle n'en a jamais vu un seul dessin animé et nous n'avons rien à la maison avec son effigie.

Elle aime aussi beaucoup les autocollants et le dessin en général. C'est drôle comme cette intrépide sait aussi jouer calmement et seule pendant aussi longtemps. Des fois j'ai l'impression que ces moments de calme et de solitude la comblent et la nourrissent. En tout cas il est certain que ces moments sont vitaux pour elle.

Je suis fière qu'elle soit ma fille parce que je la trouve vachement balèze. Souvent on me dit qu'elle me ressemble. Moi je ne vois pas cette ressemblance physique, mais c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire : je me dis que si je lui ressemble même un peu c'est que je ne m'en sors pas si mal.

Et même si elle devient une grande fille, je vais continuer à la chouchouter autant que je peux. On va commencer par la couvrir de cadeaux et de bisous.

Neuf mois avec nous

On dit qu'autour de neuf mois, les bébés vivent une petite phase où d'un seul coup ils se rendent comptent qu'ils sont là pour y rester et qu'il n'y aura plus de transition aussi bouleversante que le jour de leur naissance.

Et c'est vrai qu'Arielle a traversé quelques jours où elle pleurait à chaque fois que je quittais la pièce, même si elle peut me suivre partout et qu'elle a des habitudes d'exploratrice. Mais ça a correspondu avec des jours où nous nous sommes retrouvées seules toutes les deux. Autant dire que l'appartement était vide et silencieux eta a pu lui faire bizarre. C'est aussi à ce moment-là que sa première dent a percé, alors il est possible qu'elle ait souffert et qu'elle ait eu besoin de plus de réconfort.

Ca n'a pas duré et elle reste fidèle à elle-même. Volontaire, (très) dynamique et super chouchoute. Elle continue de tout tout manger avec appétit. Surtout si ça peut se mâcher. Elle n'est pas super fan des biberons et sait bien nous le faire comprendre. C'est d'ailleurs super mignon car elle ne s'énerve pas, mais repousse fermement le biberon qu'on lui tend et fait non avec la tête. Ce qu'elle préfère je crois ce sont les petits filous. Son visage s'éclaire dès qu'il y en a un qui rentre dans son champ de vision. Ce qui est drôle c'est qu'elle semble avoir des idées bien arrêtées sur ce qu'elle veut manger et dans quel ordre. Si on lui propose plusieurs choses elle alterne entre par exemple la soupe, le fromage, la purée, etc.

Elle dit maintenant quelques mots. Trois si je ne me trompe pas : mama, papa et teta (pour César). Je crois que pour Jasmin elle dit Tata mais je ne suis pas aussi catégorique.Et quand elle ne dit pas ces quelques mots elle est en train de babiller à longueur de journée. Elle est très bavarde. Ca m'a fait un peu bizarre au début parce que ni César ni Jasmin n'avaient fait ça. Eux ils avaient gardé leurs mots et leur voix jusqu'au jour où ils avaient parlé. Et Elle a bien compris j'ai l'impression le pouvoir de la parole car quand Jasmin la câline de façon un peu trop à son goût, elle se met à piailler, jusqu'à ce qu'elle ait regagné sa liberté. Elle s'arrête au moment où l'étreinte se desserre et elle ne semble pas du tout cachée, elle passe à autre chose.

Debout, 2 mini dents

Je n'arrive pas à savoir si elle a un jeu qu'elle préfère, mais il faut dire que son activité principale des dernières semaines a été de passer son temps à se relever. D'abord en prenant appui sur des petites choses, oui ssur des plus hautes et maintenant elle sait même se relever en s'appuyant sur une surface plane comme un mur ou un dos de fauteuil. Et elle arrive aussi à déplacer des objets au sol et à les déposer en hauteur. Alors elle passe son temps à faire des essais, à explorer tous les recoins de l'appartement qu'elle ne connaît pas encore. Elle passe du balcon au salon toute seule. En fait, je sais quel est son jeu préféré : c'est la petite cuisine pour enfants que j'ai installé sur le balcon. Elle y passe une grande partie de son temps. Elle ne sait pas encore ouvrir la valise posée à côté et qui contient toute la dinette, mais ça ne devrait pas tarder. Il va surement falloir rapatrier la cuisine à l'intérieur si on ne veut pas que tout finisse par dessus bord.

J'ai pour habitude de ne pas trop me projeter en avant et de vraiment vivre le moment présent pour le savourer. Et je sais qu'il faut que je profite particulièrement de ces quelques semaines où elle ne marche pas encore. Parce que je sais que quand ça commencer, ça ne s'arrêtera plus et que les potentiels dangers vont se multiplier très vite, plus vite que je ne saurai les imaginer, c'est sûr. Elle est encore mon petit bébé tant qu'elle ne marche pas. Et même si elle restera un bébé encore un peu, l'expérience m'a apprise qu'ils passent dans un autre monde le jour où ils se lancent.

 

Les prochains mois nous réservent plein de belles découvertes et de nouvelles aventures, ça va être trop bien !

 

Le stage de danse


Quand j’ai décidé de suivre le stage de danse contemporaine, mon but était de maintenir un certain niveau d’activité pendant les vacances.

Il y avait un stage de danse contemporaine et j’ai décidé de m’y inscrire sans plus réfléchir. Je me suis dit que ça me sortirait de ma zone de confort et de mes habitudes. Et puis j’en ai quand même fait un peu quand j’étais vraiment petite alors je voulais voir ce que ça donnait.

Je peux le dire d’emblée je ne m’attendais pas du tout à ce que ça me secoue autant. Déjà physiquement je ne sais pas pourquoi je pensais que ça serait doux. Et finalement tout mon corps travaillait, j’étais essoufflée et je devais beaucoup m’étirer le soir et le lendemain matin.
J’ai vraiment essayé d’y aller à fond.

Une des choses que j’ai le plus aimé ça a été de tomber. En y repensant je me rends compte qu’on l’a fait quelques fois de suite et pas tant que ça et pourtant c’est vraiment une des émotions qui m’a marqué. Ce lâcher-prise et cette confiance en moi et dans le sol que tout se passera bien était assez grisants.

Mais en fait, j’ai aussi été secouée psychiquement. Et ça je ne m’y attendais pas du tout. Je crois que Rémy (le super prof) nous a conduit sur un chemin toute la semaine et je suis contente d’avoir décidé dès le premier jour de garder un esprit ouvert et de me laisser conduire.

C’était un sentiment bizarre. J’étais fatiguée, mais pas vidée. J’en suis ressortie remplie d’une nouvelle énergie. Presque d’une nouvelle force et également d’une nouvelle tranquillité.

Pour tout dire. J’ai d’habitude une certaine appréhension du moment du coucher et je crains de ne pas m’endormir. Si bien que je lis souvent ou j’écoute des émissions et je m’endors comme ça. Et là depuis la fin du stage, je m’endors tranquillement sans aucun artifice.

Je ne me l’explique pas exactement, mais je constate les bienfaits de la danse sur mon corps et mon esprit. Je veux garder ces sensations vivantes et faire le maximum pour m’en rapprocher à nouveau. À suivre.

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