Onze mois

Hier 1er octobre et Arielle a onze mois. J’étais persuadée qu’elle marcherait déjà à cet âge, mais finalement elle n’est pas pressée. Moi non plus, mais j’ai quand même hâte de la voir se lancer.

C’est encore un rappel que chaque enfant fait les choses à son rythme. César et Jasmin ont fait leur premiers pas un peu plus tôt et j’avais bêtement cru qu’elle ferait pareil. Finalement elle est un individu différent qui fait les choses différemment.

Par exemple elle dit déjà quelques mots alors que je n’ai pas du tout le souvenir que César et Jasmin l’ai fait aussi tôt. « Tiens », « donne », « à table », « papa », « maman », « caca », « bateau », « Téta » (pour César) et « minmin » (pour Jasmin) et depuis hier « dede » pour son doudou.

Et ce n’est pas parce qu’elle est à quatre pattes que ça la freine dans sa découverte du monde. Elle escalade partout et n’a peur de rien. Hier elle a monté son premier escalier, plusieurs fois. Et si ses parents l’avaient laissé faire elle y aurait passé l’après-midi.

Elle est toujours aussi facile dans le sens où on fait tout avec elle et qu’elle est imperturbable. Peu lui importe de dormir dans un lit qu’elle ne connaît pas dans une chambre qu’elle n’a jamais vu. Tant qu’elle a son doudou à ses côtés, la vie est belle.

Elle rit tout le temps. C’est vraiment un bébé joyeux. Une petite princesse qui illumine notre vie et celle des passants à qui elle envoie sourire et à qui elle fait des saluts gracieux.

Cette Arielle est vraiment mon petit ange. Ça ne veut pas dire qu’elle ne s’énerve jamais, mais c’est vraiment rare et c’est presque exclusivement lié à la nourriture. Alors vu que pour le reste elle est si cool je lui passe, même si je commence à essayer de lui apprendre la patience.

Aujourd’hui nous repartons à Marseille et je n’appréhende pas du tout le voyage avec elle ni avec les deux grands. Je sais que ça va super bien se passer. On voyage à l’heure du déjeuner alors ils auront de quoi être occupés. Et puis ce n’est que quelques heures, ils sont tous habitués à plus, et nous aussi.

Les mamans

On m’avait dit qu’avec les enfants je me ferai facilement des amis. Mais franchement je ne comprenais pas. C’est vrai qu’avec les enfants on rentre en contact avec pas mal de monde tout le temps. Mais je suis difficile, je me fais pas des amis comme ça. En plus j’en ai déjà des amis

En plus je n’étais pas fan du concept mamans-copines. On devrait être amies parce que nos enfants se connaissent ? Je suis bien trop mysanthrope pour accrocher à ce concept.

Copines avant tout

Et puis, je refusais vraiment d’être définie par mes enfants. Un peu comme si je n’assumais pas mon statut de maman. J’y ai réfléchi et avec un peu de recul j’imagine que c’est parce que je n’avais pas beaucoup de copines qui avaient déjà des enfants. Je ne voulais absolument pas devenir la nana qui parle tout le temps de ses enfants. Et soyons honnêtes tout n’est pas intéressant. Je devais avoir un peu peur d’entrer directement dans le club des vieux sans passer par la case départ.

Et aussi, je passe beaucoup de temps avec eux, c’est un choix de vie que j’ai fait. Alors quand ils ne sont pas là, c’est mon temps à moi.

Quand ils sont petits tout est facile je trouve. Pour moi ça l’a été en tout cas. Mais en grandissant leur personnalité se développe et leurs idées et parfois on se trouve un peu désemparée. C’est là que les mamans copines interviennent.

Pour moi à peu près toutes mes mamans-copines étaient d’abord mes copines-tout-court. On se connaît depuis longtemps, on ne s’embarrasse pas de prétendre que nous sommes des femmes que nous ne sommes pas et cette honnêteté est toujours reposante.

Elles interviennent pour nous permettre de vider notre sac quand on en a besoin, mais de ce point de vue même les copines sans enfants sont très compétentes.

Là où ça devient intéressant c’est quand on les voit avec leurs enfants. Il y a toujours un côté vraiment rassurant à voir qu’on galère toutes à un moment où à un autre. On ne galère pas avec les mêmes choses ce qui permet de s’inspirer des trucs de chacunes.

Pas de jugement chacun sa technique et chacun sa personnalité : la maman, l’enfant ou les enfants, le papa, etc. Bienveillance à tous les étages avant tout.

D’un dictat à l’autre

Alors voilà, aujourd’hui il s’agit d’un article un peu spécial, car je souhaite réagir à un truc que j’ai lu dans le Elle de la semaine dernière.

Je la fais rapide, les femmes enceintes qui faisaient de l’exercice et ne prenaient pas beaucoup de poids étaient montrées du doigt comme des mauvaises mères et de mauvais exemples. Oui, je caricature un peu. N’empêche que je l’ai pris perso et j’avais envie une fois n’est pas coutume de m’offrir un petit droit de réponse, parce que ce sont aussi des choses que j’ai entendues quand j’étais enceinte — mais jamais de la part du corps médical, je tiens à le préciser.

C’est vrai que je n’ai pas pris beaucoup de poids pendant mes trois grossesses. Mais quand tu es malade pendant trois mois, que tu as des aigreurs d’estomac dès que tu avales un truc sucré ou gras à partir du sixième mois, et que tu n’es pas immunisé contre la toxoplasmose, il ne reste pas beaucoup d’appétit ni grand-chose à manger. Si en plus on accouche en avance, ça laisse moins de temps pour prendre des kilos !

J’ai toujours été rassurée par le personnel médical, il n’y avait aucun problème, dans mon cas en tout cas, à ne pas prendre beaucoup de poids. Je n’avais aucune carence et mes bébés sont nés tous les trois en excellente santé.

C’est vrai aussi que je suis toujours restée active pendant les grossesses. Et toujours avec l’accord des médecins qui me suivaient. N’empêche que pendant que je dansais, je n’avais pas envie de vomir. Et la fatigue s’en allait, j’étais ailleurs. Et j’étais contente de partager ces moments de plaisir avec mon bébé qui était à l’intérieur. Je continue d’ailleurs d’être persuadée que c’est ce qui a permis que j’aie des accouchements qui se passent hyper bien avec un périnée au top et tant qu’on y est pour les détails aucune déchirure à aucun moment.

Et puis on a aussi le droit de flipper quand on voit son corps changer. Je trouve que cet article pointe plus du doigt qu’il n’essaie de comprendre. Moi ça m’a fait flipper. Je n’étais plus en contrôle de mon corps et je n’ai pas trouvé ça agréable. Même si les grossesses se sont bien passées et même si c’était pour la bonne cause.

J’ai ressenti une injonction au laisser-aller à la lecture de cet article qui m’a mise un peu mal à l’aise. En plus je crois que sur le fond nous sommes toutes d’accord : foutons la paix aux femmes enceintes. Mais à toutes, même à celles qui font du sport, celles qui ne prennent pas beaucoup et celles qui s’éclatent à manger tout ce qu’elles veulent. Moi j’ai fait ce que je pouvais avec les moyens que j’avais et j’imagine que c’est pareil pour chacune.

 

PS : si quelqu’un poste un truc sur Instagram qui ne vous plait pas, il suffit d’arrêter de la suivre ¯\_(ツ)_/¯

 

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer