7 mois

7 mois aujourd’hui pour Ariellichouchoute. Elle est toujours aussi mignonne évidemment, c’est une chouchoute.

Les changements sont moins impressionnants je trouve depuis un mois. Moins spectaculaires en tout cas.

Elle se déplace de mieux en mieux, mais presque uniquement à reculons. Et ça l’énerve d’ailleurs. Elle commence à prendre bien appui sur ses genoux pour se mettre à quatre pattes, mais elle ne tient pas et s’étale à nouveau par terre.

Elle adore la compagnie et peut passer du temps dans son transat ou dans sa poussette tant qu’elle n’est pas seule et qu’on lui parle qu’on lui fait des grimaces ou qu’on danse devant elle.

De manière générale elle s’endort sans problème aussi bien le soir que pour la sieste. Sauf l’autre jour où nous avions du monde où elle n’a pas voulu aller se coucher. Elle pleurait sans s’arrêter. J’ai fini par abandonner l’idée de la sieste et l’installer au milieu du salon dans son transat et on ne l’a plus entendue. Comme c’était l’après-midi, elle est simplement allée se coucher plus tôt ce soir-là.

C’est un trait de caractère que j’avais déjà remarqué chez les plus grands : ils veulent profiter de l’animation et apprécient le contact de nos amis. À tel point que souvent quand on a des amis qui viennent le soir, je préfère qu’ils viennent un peu tard comme ça les enfants sont couchés. Et une fois qu’ils sont endormis ils sont partis pour la nuit et on peut profiter à l’aise des invités.

Un caractère qui s’affirme

Ce n’est pas un problème pour moi qu’elle saute la sieste une journée ou qu’elle change un peu de rythme au quotidien. Ce qui m’importe c’est qu’elle ait un cadre de base qui ne varie pas. Je suis convaincue que ce sont des points de repère importants. Mais je crois aussi à la souplesse. On ne peut pas attendre d’elle qu’elle se comporte exactement pareil si les circonstances sont différentes, n’est-ce pas ?

Elle adore son frère et sa sœur c’est évident. Mais j’ai l’impression qu’ils construisent déjà des relations différentes. César est béat d’amour pour elle et ses yeux brillent dès qu’il la voit. Jasmin l’adore aussi, mais je crois que de manière générale elle a une personnalité un peu plus détachée. Et surtout elle est encore petite quand même, j’imagine qu’elle ne saisit pas encore bien le concept de petite sœur.

Ou plutôt elle saisit, mais n’a pas encore intégré tous les tenants et aboutissants. Par exemple elle ne pense pas qu’Arielle grandit. C’est la petite sœur. Elle n’imagine pas qu’un jour elle pourra faire plus de choses qu’aujourd’hui. Mais elle n’arrive pas non plus à comprendre que bientôt elle aura trois ans. Elle s’accroche à ses deux ans et demi…

La grande nouveauté du dernier mois tient peut-être finalement à une intégration plus complète d’Arielle dans notre vie quotidienne. Elle n’est plus un simple bébé dont on prend en compte le rythme, elle est en train de s’affirmer comme petit être doué de volonté et ça fait plaisir à voir. J’adore qu’elle soit capable de montrer ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas aussi.

Je trouve ça trop mignon quand elle se met en colère pour avoir un truc. Parfois ça prend quelques minutes, mais on finit toujours par se comprendre. Et puis des fois elle reste en colère parce que ce n’est simplement pas possible, mais c’est la vie.

Rituel du mercredi

Depuis le début du mois de mai, Arielle va chez la nounou tous les mercredis matin. Je passe sur les détails logistiques, mais ça veut dire que tous les mercredis matin j’ai du temps pour moi et pour travailler sur mes projets.

Je ne suis pas le genre de jeune maman à qui ça pèse d’être avec mon bébé tout le temps. D’autant que j’ai mes moments d’échappatoire avec la danse. Je profite pleinement de ces moments en anticipation des moments où elle sera partie toute la journée et où je ne la verrai qu’une heure le matin et deux le soir.

Ça ne veut pas dire que je ne soupire jamais quand elle se réveille plus tôt que ce que j’avais pu imaginer. Mais dans l’ensemble je suis heureuse de passer ces moments avec elle. Et de la connaître vraiment. En plus elle est vraiment au moment trop bien où elle dort encore beaucoup, mais elle est déjà vraiment dans l’interaction.

Bref je kiffe ma vie.

N’empêche que d’avoir les mercredis matin c’est quand même cool. Ça me permet de bien avancer sur les corrections de mon roman, de préparer quelques articles à l’avance, de lire le journal, de régler les quelques conneries administratives qui traînent. En théorie en tout cas. Parce que la première fois je n’avais pas de batterie sur mon téléphone et j’étais donc un peu limitée et la deuxième j’avais à la fois oublié de charger mon ordinateur et d’emmener le chargeur. Plus exactement au moment de partir, j’avais vu le chargeur par terre et m’étais dit que je n’en aurai pas besoin que l’ordinateur devait être à fond.

Manque de pot, il était à 8 % et au bout de quarante minutes il était à plat. À ma décharge je n’étais pas celle qui avait utilisé l’ordinateur la dernière, mais je ne le savais pas. Parce que quand je finis de travailler je le branche toujours pour qu’il soit à blinde quand je le reprends.

Alors ça sent un peu l’acte manqué. Ou au moins un vrai manque de préparation. Cette semaine je vais mieux m’organiser pour être sûre d’être un peu plus productive. Même s’il existe une forme de productivité passive dans le fait de prendre le temps de regarder la vie passer autour de soi, j’en suis convaincue.

En dessins


Ce n’est pas la première fois que j’ai recours à ce truc. La troisième pour être précise, et c’est toujours efficace.

Avec le déménagement, Jasmin a eu un tout petit peu de mal à retrouver ses repères et à s’endormir le soir. J’ai donc pensé qu’il fallait insister sur le rituel qui mène au lit. Et quel meilleur moyen que de le dessiner ensemble ?

Elle était très heureuse d’être l’héroïne de cette histoire et d’avoir le droit de la colorier à sa guise. En plus de l’utilité de cette démarche, c’était un moment de complicité très agréable.

Je l’ai accroché à son lit et on s’y réfère au fur et à mesure de la soirée. Elle intègre complètement le rituel puisque c’est elle qui dit où on en est.

Bienveillance, amour et dessins

Elle exagère encore un peu parfois au moment du coucher, évidemment. C’est une petite fille vivante et pleine d’idées. Mais ça me permet d’essayer de faire appel à son côté raisonnable. De toute façon dans ces moments se fâcher ne sert à rien si ce n’est à rajouter de la tension à une situation déjà généralement à bloc.

On respire on reprend le déroulé de la soirée et on retente sa chance. En se rappelant que ça finit par marcher et qu’elle ne fait pas ça pour m’embêter personnellement, mais seulement parce qu’elle a besoin d’exprimer quelque chose à ce moment.

Et puis elle finit toujours par s’endormir, ce n’est pas un robot, c’est tout.