De la beauté

Il y a deux choses qui me viennent à l’esprit immédiatement en parlant de beauté.

La première c’est qu’on dit que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Ce qui me laisse seule face à moi-même devant mon miroir. Et dans ces moments je ne pense jamais à ma beauté en tant que telle, mais plutôt à la beauté de ma peau. Si elle est lisse et uniforme. J’y consacre relativement peu de temps, mais je la soigne et je sais ce qui lui va ou pas. Je peux m’arrêter aussi sur la beauté de mes dents qui pourraient être un peu plus droites mais qui sont plutôt bien blanches. Et j’essaie de ne pas y penser. Je regarde également mes cheveux et s’ils sont abîmés et je les nourris d’huile au besoin. Ou encore si mes ongles ont besoin d’être coupés, mes talons adoucis, la liste peut être longue.

Mais je me rends compte que la beauté que je regarde tient plus à la qualité qu’à la forme. Je me désintéresse de ce qui ne peut pas être changé pour me concentrer sur les endroits où mon action peut faire une différence.

Quelques changements hormonaux récents m’ont fait passer par une passe où ma peau ne me convenait pas. Tout est relatif évidemment mais d’avoir même un seul bouton m’énervait et je crois que j’ai empiré les choses en essayant de les arranger. Finalement j’ai réussi à lâcher un peu prise et les choses sont rentrées d’elles-mêmes dans l’ordre au moins pour quelques jours. Et je me concentre désormais sur mes cicatrices pour retrouver ma peau uniforme.

Beauté pour tous

La deuxième chose qui me vient à l’esprit quand on parle de beauté c’est que tout le monde est beau. Alors oui ça peu paraître nunuche, mais j’assume. Rien que de penser à un corps humain qui fonctionne, marche, saute, rit, pense, etc. je trouve ça magnifique. Je ne vais pas aller jusqu’à sortir des conneries du style « la vraie beauté est intérieure », mais c’est pas loin. L’intelligence et l’humour rayonnent et peuvent rendre tout le monde beau. Et la beauté n’est pas que plastique.

Cela dit les merveilleuses machines que sont nos corps ont besoin d’être soignées, entretenues et sublimées parfois. Pour moi ça passe par quelques crèmes, certains rituels, un régime alimentaire varié et raisonnable et de l’activité physique au quotidien.

Ces soins en plus de chouchouter mon corps, prennent soin de mon esprit. C’est valorisant de prendre soin de soi. Et c’est une autre façon de rentrer dans un cercle vertueux où la bienveillance envers soi à une place importante.

Bon et concrètement tous les produits que j’ai partagé cette semaine me font sentir belle car ils me donnent l’impression d’être ma meilleure version possible. Ça passe aussi beaucoup par l’hydratation, m’entourer de jolies couleurs au quotidien et parfois par du vernis noir. Et parfois par un œil charbonneux. Et parfois par rien du tout. Et les jours où rien ne va je me rabats sur de belles chaussures. Parce que ça marche toujours.

Des émotions


S’ouvrir à ses émotions peut s’avérer être un vrai travail. Ou plutôt peut-être un processus. J’ai l’impression que jusqu’à très récemment je fonctionnais sur une alternative : contente ou neutre.

J’exagère un peu, mais c’est une manière de dire qu’en général tout va bien et quand ça ne va pas je chasse cette idée avec un haussement d’épaules. C’est mon côté stoïque un peu punk. Si ça ne va pas comme je veux je passe à autre chose. J’ai même haussé les épaules en l’écrivant.

Mais depuis quelques mois, j’essaie d’apprendre à identifier et à exprimer mes sentiments. Et c’est drôle, mais je me mets plus en colère qu’avant. Pas contre les gens en général, ou même contre quelqu’un en particulier. Juste quand une situation ne me convient pas plutôt que de passer directement en mode « ça fait rien », je prends le temps de dire que je suis soûlée ou déçue ou même triste.

Comme beaucoup de choses dans ma vie, ce processus est lié à mes enfants. Je ne sais pas dire qu’il en soit à l’origine, mais ils sont là. L’idée c’est que je veux pouvoir leur apprendre à gérer leurs émotions et leurs sentiments. Et ils ne sont pas obligés d’être nihilistes comme leur mère. S’ils veulent pleurer, ils en ont le droit. Et ils ont également le droit d’être en colère, même si je trouve que ce n’est pas justifié.

ce. n’est. pas. grave

Et pour moi c’est ça la découverte clé de cette réflexion. Ce n’est pas grave d’être en colère. On a le droit d’être triste et de pleurer. Je me souviens quand j’étais ado que je détestais qu’on le dise de ne pas prendre les choses si à cœur et que ce n’était pas si grave. Et bien moi je trouve ça hyper présomptueux. Et j’essaie au maximum de ne pas dire ça à mes enfants ni à personne d’ailleurs.

Je trouve que c’est une façon d’effacer les émotions et les sentiments comme s’ils n’étaient pas légitimes. Tous les sentiments sont légitimes, non ? Ils ne sont peut-être pas tous bien fondés ou exactement proportionnés, mais ils ont le droit de s’exprimer.

Finalement ce n’est pas grave si tout ne va pas tout le temps bien. Je vois ça un peu comme un élastique. À chaque fois qu’on dit que ça ne va pas, on gagne un peu de marge de manœuvre. On relâche un peu pour mieux tirer après. Mais si on ne relâche jamais, ça risque de craquer, et bien plus vite.

J’apprivoise mes sentiments et ce n’est pas désagréable. C’est un peu comme dans Vice Versa, la palette s’agrandit et la tristesse aussi bien que la colère et la peur (que je dois encore explorer un peu) nous font exister au même rang que la joie.

Vacances à Beaulieu

J’avais envie d’écrire sur les vacances en famille. De dire que c’est important que chacun trouve son rythme pour que tout le monde en profite et de développer autour de cette idée. 

Mais en cherchant dans mes photos pour illustrer cet article, je suis tombée sur celle-ci et j’ai plus eu envie d’écrire sur Beaulieu. 

Mais que dire ? D’abord il faut dire que Beaulieu pour moi c’est avant tout une maison. Et je pourrais raconter que mon arrière-grand-mère a eu un coup de cœur pour cette maison en 1938. 

Beaulieu pour moi c’est aussi ma grand-mère, qui a fête ses 97 ans au printemps. Ma mamie qui se baignait encore dans la Dordogne si froide il y a quelques années. Mamie qui connaît tout le monde, ou au moins a une histoire à raconter sur chacun. 

Depuis 1938

Beaulieu c’est le canoë qu’on prend pour aller à la piscine ou juste pour aller à la plage en face pour traîner dans l’eau et à côté. Ou encore pour descendre quelques rapides et ramer un peu. 

C’est nager dans la rivière froide et se sentir mieux toute la journée après. Fière et revigorée ou rafraîchie et parfois un peu trop. 

Et maintenant Beaulieu est un lieu que je peux partager avec mes enfants. J’aime l’idée qu’ils s’y créent  eux aussi des souvenirs et qu’ils y vivent comme des aventuriers. 

C’est une maison de famille et familiale où on s’est retrouvé à quinze pour le week-end du quatorze juillet pour partager la parade (à la télé) et le feu d’artifice (en vrai) et surtout de grands repas et quelques activités selon les goûts et le rythme de chacun. 

On en revient au début : les vacances en famille se passent bien quand chacun y trouve son équilibre.

On essaiera de revenir bientôt