Au drive

Depuis que nous sommes officiellement une famille nombreuse et surtout depuis que ses cinq membres qui mangent vraiment, tous les jours et même plusieurs fois par jour, il a fallu qu’on adopte une tactique concernant les courses. On continue d’acheter à peu près tout le frais au marché et dans les commerçants du coin, mais pour l’épicerie, on va au drive : pas possible d’aller acheter des pâtes toutes les semaines ou du lait (notre consommation de lait est impressionnante !).

Les dernières fois on y est passés tous ensemble sur le chemin pour partir en balade, c’était l’occasion de faire une photo qui capture cette poésie de la solitude et de l’efficacité du drive.

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Je choisi le 11

C’était le 7 janvier. Le jour de Charlie. Je n’avais pas pensé écrire sur le sujet, mais finalement ça avait l’air de se faire.

J’étais en train de finir de préparer l’article de demain sur mon blog, pour accueillir la nouvelle année et à la fin je voulais mettre les liens vers mes articles similaires passés. J’ai retrouvé sans problème ceux de 2017, 2016 et 2014, mais pour 2015 ça ne ressortait pas.

Je suis allée vraiment chercher en mettant le filtre janvier 2015. Et c’est vraiment bizarre mais le 1er article que j’ai publié cette année-là, le 5 janvier était A most violent year consacré au film du même nom. En réalisant cela j’ai été assez choquée comme si cet article annonçait à lui seul l’année 2015 et sa violence jusqu’alors inimaginable. Puis le jour même de l’attentat à Charlie, Paris était entièrement dans la brume au réveil et j’avais posté une photo où on ne voyait rien de Paris. Mais ce que seule moi sait, c’est que ce matin-là je suis passée à République et que la statue était entièrement dans la brume elle aussi et j’ai instantanément regretté de n’avoir pas pris cette photo. Et dans la journée et les jours suivants je pensais tout le temps à cette vision.

Puis l’année 2015 est passée et je sais qu’elle m’a changée. Et même si c’est parfois difficile à admettre je crois que c’est elle qui nous a poussés vers Marseille. J’y repense maintenant et le vent souffle fort dehors, et je veux me concentrer sur cet élan incroyable du 11 janvier. Ce moment où j’ai senti physiquement l’humanité, et peut-être même la république qui se soudait et qui disait non. On était finalement encore innocent. Novembre était loin.

On va faire ça alors, ce souvenir du 11 janvier. De toute façon le 7 janvier a été repris par la petite Rosa qui a su venir au bon moment pour faire bifurquer nos mémoires vers la vie et le bonheur.