De la virilité

J’ai écouté l’autre jour une émission où Benjamin Biolay était invité et il parlait de virilité. Il disait en gros qu’il n’aimait pas la virilité parce que pour lui ça évoquait Poutine torse nu sur un cheval et d’autres choses comme ça.

J’étais vraiment surprise parce que pour moi ce chanteur est l’incarnation de la virilité. Pas cette virilité testostérone mais cette virilité intérieure qui émane de la certitude d’un homme de ce qu’il est. Rien à voir avec les vêtements ou la taille. La virilité pour moi c’est une attitude.

Pour le coup, Poutine ne me parait pas du tout viril, mais plutôt ridicule et je ne suis pas sure que ça aille bien ensemble. Il en fait tellement que ça laisse un doute et qu’on se demande pourquoi il a besoin d’en rajouter toujours un peu plus. Alors que la retenue, le rythme, et même la douceur peuvent se révéler très virils.

Pour écouter l’émission dont je parle c’est ici. Il s’agit d’une émission de Nova qui s’appelle Dans le genre… présentée par Géraldine Sarratia.

Journée manquée

C’était un vendredi. J’avais commencé par passer une mauvaise nuit. Je m’étais réveillée vers 4h et ne m’étais que vaguement rendormie vers 6h. Arnaud devait partir tôt et je me suis occupée des enfants puis je les ai déposée seule. D’habitude on se partage un peu les tâches, mais là c’était pour moi. Après avoir posé Arielle, j’étais déjà naze et il n’était même pas 9h.

Je suis passée au marché faire de grandes courses pour le week-end et je n’avais pas assez pour tout payer, ça continuait bien. Je suis rentrée à la maison et j’ai pris un bon petit déjeuner copieux et j’ai dessiné. J’ai un peu procrastiné comme ça toute la matinée, en me disant que je travaillerais à fond l’après-midi. Puis à midi je suis allée à mon cours de barre à terre. En chemin je me suis arrêtée pour payer ce que je devais et j’ai fait une halte pour boire un café.

A 13h30, je retourné à la maison, me disant déjà que je vais faire ci et ça. Mais je n’avais pas mes clés et j’étais coincée dehors. J’ai fait le tour de l’immeuble pour voir si j’avais laissé une fenêtre ouverte. Mais tout été fermé, sinon j’aurais escaladé ou je serai passée par un autre balcon ou j’aurais demandé une échelle au gardien peut-être. Je me suis retrouvée comme ça pendant un instant à me demander que faire.

Voilà ma situation : il est 11h40, j’ai 11% de batterie sur mon téléphone et pas de chargeur. Je dois récupérer Arielle à 16h puis les grands à 16h20 et Arnaud ne sera pas là avant 18h30. Finalement j’ai envoyé un texto à la nounou pour lui demander si je pouvais récupérer Arielle plus tard, pas de problème m’a-t-elle répondu. Je suis allée aux cinéma, qui est toujours mon endroit refuge. Phantom Thread venait de commencer et j’avais envie de le voir, et c’était super. Je suis sortie à 16h et suis allée chercher de quoi goûter pour les enfants. Nous sommes allées tous les trois ensemble chercher Arielle et quand j’ai expliqué à la nounou que nous étions à la rue jusqu’à 18h30, elle nous a naturellement offert de rester.

Sur le moment j’étais en colère contre moi et déçue d’avoir loupé une journée de travail. Maintenant, je me dis que j’avais sûrement besoin de ce repos et que tous les actes manqués ont concordé vers cette journée où j’ai été forcé de m’adapter.

Et ce qui est assez drôle quand même , c’est qu’après avoir été enfermée dehors une après-midi, je n’ai pas mis un orteil dehors du week-end. Sans y penser ni le vouloir, je suis rester à la maison deux jours de suite et je ne saurais pas dire la dernière fois que ça m’est arrivé.

Si je lis entre les lignes et les événements, je me dis que j’ai besoin de repos et je vais essayer de prendre une vraie semaine de vacances fin avril.

Les cheveux de Jasmin

Il y a quelques jours j’ai coupé les cheveux de Jasmin assez court et elle était super contente. En fait j’ai procédé par étapes. Il y a quelques semaines, je les avais coupés au niveau de ses épaules.

Ce jour-là je n’était pas du tout prête mais je l’avais fait sur un coup de tête. On se disputait beaucoup sur le démêlage matin et soir. Elle ne voulait jamais le faire et si un jour je cédais, je regrettais le lendemain parce que ses cheveux étaient complètement emmêlés et que c’était très douloureux. Un jour j’avais dit comme une menace (je sais, pas bien) que si elle ne voulait pas se brosser les cheveux, on devrait les couper. Elle m’avait pris au mot et n’était pas du tout dérangée par l’idée. Elle voulait les cheveux courts, comme ma grand-mère m’avait-elle expliqué.

Ses cheveux ont mis longtemps à pousser et je me disais que c’était pour ça que je m’accrochais à ses cheveux longs. Ils étaient blonds presque blancs et ils avaient l’air magique. En fait je crois que c’est parce que j’ai longtemps eu les cheveux courts quand j’étais petite et que je me suis parfois sentie enfermée dans le rôle du garçon manqué et que je ne voulais pas ça pour elle.

Assez paradoxalement c’est parce que je n’avais pas du tout envie de lui couper les cheveux que je l’ai fait. Je savais qu’il existait là quelque chose de complètement irrationnel et qui n’avait absolument rien à voir avec elle et tout avec moi.

Elle était tellement heureuse quand je lui ai coupé les cheveux au niveau des oreilles que je ne regrette pas. Elle est allée se regarder dans le miroir et est revenue avec un sourire énorme en disant “c’est exactement comme Mamie Mimite”.

Et maintenant je vois que même de quelque chose d’aussi anodin qu’une coupe de cheveux, je peux tirer une leçon. Le bonheur de ma fille est le mien, peu importe ce qui la rend heureuse. Et elle est super chic avec sa petite coupe, très années folles. Et le pouvoir de l’image que l’on a de soi est déjà très fort à cet âge et c’est important de lui laisser cette liberté. Lui laisser ce choix l’a fait visiblement grandir.

Carnet de voyage

Ce que j’aime bien avec le carnet de voyage, c’est le souvenir que je garde. Mais c’est aussi tout un processus qui me force à prendre le temps sur place de regarder autour et de graver ces instants dans ma mémoire autant que sur les pages.

Début mars, Arnaud m’a emmené à Gènes pour 48 h. C’est devenu une tradition personnelle de remplir un carnet à chaque voyage et je suis contente de m’y être encore tenue.

Cette fois-ci le carnet est principalement dessiné. C’était un exercice nouveau pour moi. Ça m’a imposé de me poser régulièrement, mais aussi de dessiner vite, et peut-être plus spontanément que d’habitude.

Prochain voyage fin avril et en famille cette fois, je vais essayer de faire participer les enfants.

Et pour revoir mon carnet de voyage à Rome, c’est par ici

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