Mon roman

Après y avoir travaillé et travaillé et après l’avoir gardé près de moi quelques semaines, j’ai enfin réussi à envoyer mon roman pour le concours auquel je participe.

J’aimerais bien pouvoir dire que c’est par manque de temps que je ne l’avais pas envoyé plus tôt. Mais c’est plutôt par manque de courage. Tant que je ne l’avais pas envoyé, ça n’existait vraiment que dans ma tête. Mais maintenant c’est comme si tout un autre monde s’était ouvert et je vais attendre des nouvelles et peut-être même espérer. Je ne suis pas encore vraiment convaincue de ce point.

C’est en tout cas un achèvement et un certain accomplissement, et je suis déjà fière de ça.

Première fin

Lundi, j’ai fini le roman que j’avais commencé l’année dernière. Donc voilà. Ces pages, c’est mon roman. Maintenant que l’histoire est finie, je dois le relire et le retravailler. J’appréhende un peu, je crains un peu la quantité de travail qui m’attend. 

Alors je vais le laisser encore un peu dans sa jolie pochette, à côté de mon bureau et me féliciter du chemin parcouru. On a aussi le droit de pendre un peu de temps pour être content de soi dans la vie. Chaque jour est déjà suffisamment pleine de rappels qu’on n’en fera jamais assez. Et ça fait du bien d’être content de soi un peu. 

Lundi je m’y remets 

Je vais prendre le temps, mais pas trop non plus. Je veux avoir complètement fini en novembre pour le soumettre à un concours. Et on sait tous comme les semaines et les mois passent vite. 

Lecture et réécriture c’est une partie de mon quotidien professionnel. J’espère que je saurai faire preuve d’autant d’intransigeance envers mon travail qu’envers celui des autres. La vérité c’est que je ne m’inquiète pas vraiment pour ça. Je crois surtout que c’est sur le terrain de la bienveillante qu’il faudra peut-être faire un peu d’efforts. 

Je retourne le regarder et je l’ouvrirai très vite.