Ce qui va me manquer


Cette vue d’abord, mais aussi la rue elle-même. Les oiseaux quand j’ouvre la fenêtre le matin.

Mes habitudes aussi : les maraîchères chez qui je vais au marché de la Place des Fêtes et qui me connaissent. La boucherie de Jourdain et le fleuriste du dimanche matin. 

Discuter avec les voisins de la rue et la gardienne qu’on a appris à connaître.  Les cours du danse du lundi matin et aussi du mardi ou du vendredi. 

Mes virées en bus de bon matin pour aller faire un tour au BHV et en ramener quelque chose de totalement indispensable. 

La garderie des enfants où ils ont été si bien accueillis et où ils ont grandi. 

Les proches à deux pas ou un peu plus loin, mais accessibles et là.

Les dessins partout tout le temps sur les murs du quartier. 

Mais malgré tout je sais que c’est le bon moment pour nous. Le moment d’aller voir si l’herbe est vraiment plus verte ailleurs. L’heure d’aller vivre de nouvelles aventures. Mais ce n’est pas facile de se jeter dans le grand bain (de mer). Les cartons me rendent nostalgique et c’est important pour moi de vivre aussi cette émotion avant de me lancer sans regarder en arrière.