1 an

La semaine dernière Arielle a fêté son premier anniversaire. Je ne savais pas si j’avais envie de parler d’où elle en est à ce moment où de comment ça me faisait sentir alors j’ai décider de faire un coup double et en fin de semaine je publierai un article sur la maternité avec un an de recul.

Donc place à Arielle qui est toujours aussi mignonne. Je dirai qu’un des trucs qui me surprend le plus dans sa personnalité c’est qu’elle a de la suite dans les idées. Elle analyse beaucoup les situations avant d’agir et s’y reprend de plusieurs façon jusqu’à obtenir ce qu’elle veut.

Ce qui est drôle avec trois enfants c’est que je me rends vraiment compte à quel point chacun est différent. Et d’avoir deux filles et un garçon, je réalise que ces différences ne tiennent pas du tout uniquement au genre. Cesar est un fonceur mais assez prudent. Jasmin est une fonceuse carrément téméraire. Et Arielle ne fonce pas sans réfléchir avant.

Et même s’ils sont tous les trois différents, Cesar et Jasmin avaient beaucoup de points communs qui me faisaient imaginer que tous mes enfants seraient pareils. Ça avait commencé à la naissance où ils faisaient tous les deux 2,8 kilos et 47 cm, des tout-petits bébés arrivés en avance. Et Arielle faisait 3,4 kg et 50 cm. Je me souviens que j’avais paniqué quand le médecin m’avait dit qu’elle pèserait dans les 3,5 kilos juste avant l’accouchement parce que j’avais peur de ne pas savoir faire.

Et puis César et Jasmin ont tout les deux marché entre 10 et 11 mois. Mais Arielle prend son temps. Elle a fait plusieurs fois son premier pas. Ça fait des mois qu’elle sait se tenir debout sans support. Mais elle n’a pas envie de se lancer. Le jour de son anniversaire j’ai vraiment cru qu’elle allait y aller et finalement rien de plus. Elle adore marcher en tenant le doigt, mais c’est vraiment pour un support psychologique car je sens bien qu’elle ne tire pas dessus… La vérité c’est que j’ai été un peu déstabilisé quand j’ai réalisé qu’elle se lancerait plus tard que ses frère et sœur, mais maintenant j’ai tout à fait compris qu’il n’y avait rien à faire d’autre que d’attendre qu’elle se décide.

Concernant la nourriture, elle ne fait toujours pas de difficulté mais sait très bien faire comprendre qu’elle ne veut plus de soupe et que c’est l’heure de passer au yaourt. Pareil pour le sommeil quand elle veut aller se coucher elle récupère son doudou et squatte à côté de son lit en appelant. Et pareil aussi pour la couche. Elle nous appelle et attend qu’on ait compris devant la salle-de-bain. Je trouve ça trop chou et très confortable car de manière générale, Arielle sait ce qu’elle veut et se satisfait immédiatement quand elle l’a obtenu.

Juste avant son anniversaire nous avons célébré son baptême républicain et c’était une super fête de famille et je suis persuadée qu’elle comprenait parfaitement que nous étions tous là pour elle. C’était un peu notre tradition qu’on a mis en place avec chacun des enfants au moment de leur premier anniversaire et j’aime bien marquer ainsi leur entrée dans le monde des grands.

Je pense que maintenant je vais laisser de côté les points mensuels et on reparlera dans 6 mois. On verra à ce moment comment à évolué ce petit bout de femme qui affiche déjà son indépendance et sa douceur au quotidien.

Les mamans

On m’avait dit qu’avec les enfants je me ferai facilement des amis. Mais franchement je ne comprenais pas. C’est vrai qu’avec les enfants on rentre en contact avec pas mal de monde tout le temps. Mais je suis difficile, je me fais pas des amis comme ça. En plus j’en ai déjà des amis

En plus je n’étais pas fan du concept mamans-copines. On devrait être amies parce que nos enfants se connaissent ? Je suis bien trop mysanthrope pour accrocher à ce concept.

Copines avant tout

Et puis, je refusais vraiment d’être définie par mes enfants. Un peu comme si je n’assumais pas mon statut de maman. J’y ai réfléchi et avec un peu de recul j’imagine que c’est parce que je n’avais pas beaucoup de copines qui avaient déjà des enfants. Je ne voulais absolument pas devenir la nana qui parle tout le temps de ses enfants. Et soyons honnêtes tout n’est pas intéressant. Je devais avoir un peu peur d’entrer directement dans le club des vieux sans passer par la case départ.

Et aussi, je passe beaucoup de temps avec eux, c’est un choix de vie que j’ai fait. Alors quand ils ne sont pas là, c’est mon temps à moi.

Quand ils sont petits tout est facile je trouve. Pour moi ça l’a été en tout cas. Mais en grandissant leur personnalité se développe et leurs idées et parfois on se trouve un peu désemparée. C’est là que les mamans copines interviennent.

Pour moi à peu près toutes mes mamans-copines étaient d’abord mes copines-tout-court. On se connaît depuis longtemps, on ne s’embarrasse pas de prétendre que nous sommes des femmes que nous ne sommes pas et cette honnêteté est toujours reposante.

Elles interviennent pour nous permettre de vider notre sac quand on en a besoin, mais de ce point de vue même les copines sans enfants sont très compétentes.

Là où ça devient intéressant c’est quand on les voit avec leurs enfants. Il y a toujours un côté vraiment rassurant à voir qu’on galère toutes à un moment où à un autre. On ne galère pas avec les mêmes choses ce qui permet de s’inspirer des trucs de chacunes.

Pas de jugement chacun sa technique et chacun sa personnalité : la maman, l’enfant ou les enfants, le papa, etc. Bienveillance à tous les étages avant tout.

L’aide d’un super-héros

La semaine dernière j’ai demandé l’aide de Batman pour emmener César à sa visite de rentrée chez le pédiatre. Depuis tout petit il est effrayé au point de pleurer et de refuser de se laisser examiner.

Et presque miraculeusement César a passé toute la visite avec un sourire aux lèvres et Batman dans les bras. Il avait juste besoin d’un peu de courage matérialisé.

D’un dictat à l’autre

Alors voilà, aujourd’hui il s’agit d’un article un peu spécial, car je souhaite réagir à un truc que j’ai lu dans le Elle de la semaine dernière.

Je la fais rapide, les femmes enceintes qui faisaient de l’exercice et ne prenaient pas beaucoup de poids étaient montrées du doigt comme des mauvaises mères et de mauvais exemples. Oui, je caricature un peu. N’empêche que je l’ai pris perso et j’avais envie une fois n’est pas coutume de m’offrir un petit droit de réponse, parce que ce sont aussi des choses que j’ai entendues quand j’étais enceinte — mais jamais de la part du corps médical, je tiens à le préciser.

C’est vrai que je n’ai pas pris beaucoup de poids pendant mes trois grossesses. Mais quand tu es malade pendant trois mois, que tu as des aigreurs d’estomac dès que tu avales un truc sucré ou gras à partir du sixième mois, et que tu n’es pas immunisé contre la toxoplasmose, il ne reste pas beaucoup d’appétit ni grand-chose à manger. Si en plus on accouche en avance, ça laisse moins de temps pour prendre des kilos !

J’ai toujours été rassurée par le personnel médical, il n’y avait aucun problème, dans mon cas en tout cas, à ne pas prendre beaucoup de poids. Je n’avais aucune carence et mes bébés sont nés tous les trois en excellente santé.

C’est vrai aussi que je suis toujours restée active pendant les grossesses. Et toujours avec l’accord des médecins qui me suivaient. N’empêche que pendant que je dansais, je n’avais pas envie de vomir. Et la fatigue s’en allait, j’étais ailleurs. Et j’étais contente de partager ces moments de plaisir avec mon bébé qui était à l’intérieur. Je continue d’ailleurs d’être persuadée que c’est ce qui a permis que j’aie des accouchements qui se passent hyper bien avec un périnée au top et tant qu’on y est pour les détails aucune déchirure à aucun moment.

Et puis on a aussi le droit de flipper quand on voit son corps changer. Je trouve que cet article pointe plus du doigt qu’il n’essaie de comprendre. Moi ça m’a fait flipper. Je n’étais plus en contrôle de mon corps et je n’ai pas trouvé ça agréable. Même si les grossesses se sont bien passées et même si c’était pour la bonne cause.

J’ai ressenti une injonction au laisser-aller à la lecture de cet article qui m’a mise un peu mal à l’aise. En plus je crois que sur le fond nous sommes toutes d’accord : foutons la paix aux femmes enceintes. Mais à toutes, même à celles qui font du sport, celles qui ne prennent pas beaucoup et celles qui s’éclatent à manger tout ce qu’elles veulent. Moi j’ai fait ce que je pouvais avec les moyens que j’avais et j’imagine que c’est pareil pour chacune.

 

PS : si quelqu’un poste un truc sur Instagram qui ne vous plait pas, il suffit d’arrêter de la suivre ¯\_(ツ)_/¯

 

 

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