Sortir courir

Dimanche matin dernier avec César nous sommes sortis courir tous les deux. Il y avait vraiment beaucoup de vent alors nous nous sommes bien couverts et nous sommes partis au parc du XXVIe centenaire qui est juste à côté de chez nous.

Et on a fait tout le tour du parc en courant, marchant, sautant, explorant et surtout en suivant ses envies à lui. Il décidait de quel côté on allait et de notre allure. On est resté dehors près d’une heure et on rentré avec le sentiment d’en avoir bien profité.

C’était agréable de courir et de sauter comme ça. Moi je n’aime pas trop aller au parc d’habitude, mais je réalise que c’est ce rôle assigné de maman qui ne me plaît pas. Rester sur mon banc prête à bondir au moindre truc sous le regard des autres parents ce n’est vraiment pas mon truc.

Alors que jouer avec lui m’a beaucoup plus. J’avais mis mes baskets et mes poumons ont été plus sollicités que ce à quoi je m’étais attendue.

La prof de danse de César nous avait dit la veille qu’il avait sûrement besoin de plus se défouler et qu’il faudrait peut-être qu’il aille plus souvent jouer et courir au parc pour se décharger de ce trop-plein d’énergie.

Mon premier mouvement naturel a été de hausser les épaules en me disant « mais qu’est-ce qu’elle connaît à notre vie, elle. C’est facile à dire, mais avec trois enfants ce n’est pas toujours facile de s’accorder au rythme de chacun ». Puis je me suis souvenue de ne pas le prendre personnellement et avec Arnaud on a réfléchi à un moyen de lui permettre de se dépenser plus.

Ça a été dimanche matin et lundi après l’école avec ses soeurs et aussi avant d’aller déjeuner le mercredi et le jeudi avant d’aller déjeuner en prenant un petit goûter en sortant de l’école.

Alors maintenant est-ce que c’est efficace ? C’est la question que se posent tous les parents, non ? Je suis prête à presque tout faire si ça leur fait du bien, mais je veux que ça marche. César n’est pas encore retourné à danse donc de ce point de vue là, je ne sais pas encore. Mais j’ai quand même remarqué qu’il avait moins d’accès d’excitation ou de moments où il a l’air possédé d’un besoin de crier et de sauter. Je crois que l’idée est qu’il soit certain qu’il pourra le faire suffisamment pour qu’il puisse aussi pleinement profiter (et nous aussi) de moments de calme.

La parentalité est une question d’équilibre. Entre sa vie d’adulte et sa vie de maman, entre tout donner et ne pas les étouffer aussi. Et puis il y a aussi un autre équilibre à trouver qui me semble arriver plus quand les enfants grandissent. Il faut à la fois avoir confiance en soi et savoir qu’on est le parent parfait pour son enfant tout en gardant un esprit ouvert. Et il faut aussi savoir écouter les autres et leur avis, sans que celui-ci ne sape nos certitudes.

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La maternité et moi

Ça faisait longtemps que j’avais envie d’écrire cet article. Mais je voulais attendre qu’Arielle ait un an pour avoir suffisamment de recul.

Alors je préfère annoncer la couleur, ceci ne sera pas un article pour dire à quel point c’est dur d’être une mère. Tout simplement parce que je ne le pense pas. Ça ne veut pas dire que c’est tous les jours hyper facile. Mais franchement ça n’a jamais été la plaie.

Je ne m’identifie jamais aux articles qui clament dire la vérité sur la maternité. Je trouvent que ces articles sous couvert de dire une réalité qui est bien souvent celle de l’auteur donc subjective, évidemment, laissent de côté toute une partie de l’affaire. Après, chacun sa vie, chaque parent est différent et chaque enfant aussi.

Parfois j’ai l’impression que certains aimeraient des enfants en carton qu’on peut ranger quand il y a besoin et qui n’aient pas une personnalité propre.

Mais voilà ce sont des individus à part entière dès leur naissance et une fois que j’avais compris ça, je suis persuadée que les choses me sont apparues simplement.

Et puis franchement il n’y a pas grand chose à faire d’autre que de les aimer nos bouts de choux. C’est aussi ça qui me donne de la force au quotidien. Je suis persuadée que l’amour que je leur voue est la chose la plus importante et qu’en dehors de ça je ne peux pas faire grand chose de plus.

Alors bien sûr j’essaie de partager avec eux ce que j’aime le plus : le cinéma, la danse, les musées et la cuisine. Je n’ai pas transformé mon appartement en garderie et je ne suis pas une assistante maternelle formée aux activités de la petite enfance. Ce n’est pas le rôle que je veux jouer. Évidemment je joue avec eux et je leur lis des livres et je les emmène même au parc alors que je n’aime vraiment pas ça.

Mais je suis moi et j’ai ma personnalité être maman ne me définit pas. Je n’ai jamais ressenti de culpabilité à leur dire que je ne voulais pas jouer avec eux. Sûrement parce que depuis même la grossesse de César, mon intention était d’élever des êtres qui sauraient aussi s’occuper seuls. Maintenant je ne sais pas à quel point il s’agit d’inné ou d’acquis. Avoir trois enfants m’a surtout appris à quel point chacun naît avec une personnalité propre et m’a appris à un peu plus aimer l’humanité.

Bien sûr j’ai appris à faire des compromis et je vais moins au cinéma et la spontanéité du quotidien s’est un peu effacée, mais c’est le choix que j’ai fait et il ne pèse pas. Je me suis organisée pour. J’ai mes moments seule, Arnaud aussi. Et nous avons nos moments à deux et nos moments à géométrie variable qui sont agréables.

Je crois que je l’avais déjà écrit mais ce qui me surprend le plus avec la maternité c’est le fait que je reste moi. J’ai simplement des enfants en plus et donc trois fois plus d’amour infini dans ma vie.

Je voulais aborder d’autres sujets et notamment celui du corps face à la maternité, mais cet article est déjà assez long et je préfère rester sur cet idée d’amour infini, ça me plaît.

1 an

La semaine dernière Arielle a fêté son premier anniversaire. Je ne savais pas si j’avais envie de parler d’où elle en est à ce moment où de comment ça me faisait sentir alors j’ai décider de faire un coup double et en fin de semaine je publierai un article sur la maternité avec un an de recul.

Donc place à Arielle qui est toujours aussi mignonne. Je dirai qu’un des trucs qui me surprend le plus dans sa personnalité c’est qu’elle a de la suite dans les idées. Elle analyse beaucoup les situations avant d’agir et s’y reprend de plusieurs façon jusqu’à obtenir ce qu’elle veut.

Ce qui est drôle avec trois enfants c’est que je me rends vraiment compte à quel point chacun est différent. Et d’avoir deux filles et un garçon, je réalise que ces différences ne tiennent pas du tout uniquement au genre. Cesar est un fonceur mais assez prudent. Jasmin est une fonceuse carrément téméraire. Et Arielle ne fonce pas sans réfléchir avant.

Et même s’ils sont tous les trois différents, Cesar et Jasmin avaient beaucoup de points communs qui me faisaient imaginer que tous mes enfants seraient pareils. Ça avait commencé à la naissance où ils faisaient tous les deux 2,8 kilos et 47 cm, des tout-petits bébés arrivés en avance. Et Arielle faisait 3,4 kg et 50 cm. Je me souviens que j’avais paniqué quand le médecin m’avait dit qu’elle pèserait dans les 3,5 kilos juste avant l’accouchement parce que j’avais peur de ne pas savoir faire.

Et puis César et Jasmin ont tout les deux marché entre 10 et 11 mois. Mais Arielle prend son temps. Elle a fait plusieurs fois son premier pas. Ça fait des mois qu’elle sait se tenir debout sans support. Mais elle n’a pas envie de se lancer. Le jour de son anniversaire j’ai vraiment cru qu’elle allait y aller et finalement rien de plus. Elle adore marcher en tenant le doigt, mais c’est vraiment pour un support psychologique car je sens bien qu’elle ne tire pas dessus… La vérité c’est que j’ai été un peu déstabilisé quand j’ai réalisé qu’elle se lancerait plus tard que ses frère et sœur, mais maintenant j’ai tout à fait compris qu’il n’y avait rien à faire d’autre que d’attendre qu’elle se décide.

Concernant la nourriture, elle ne fait toujours pas de difficulté mais sait très bien faire comprendre qu’elle ne veut plus de soupe et que c’est l’heure de passer au yaourt. Pareil pour le sommeil quand elle veut aller se coucher elle récupère son doudou et squatte à côté de son lit en appelant. Et pareil aussi pour la couche. Elle nous appelle et attend qu’on ait compris devant la salle-de-bain. Je trouve ça trop chou et très confortable car de manière générale, Arielle sait ce qu’elle veut et se satisfait immédiatement quand elle l’a obtenu.

Juste avant son anniversaire nous avons célébré son baptême républicain et c’était une super fête de famille et je suis persuadée qu’elle comprenait parfaitement que nous étions tous là pour elle. C’était un peu notre tradition qu’on a mis en place avec chacun des enfants au moment de leur premier anniversaire et j’aime bien marquer ainsi leur entrée dans le monde des grands.

Je pense que maintenant je vais laisser de côté les points mensuels et on reparlera dans 6 mois. On verra à ce moment comment à évolué ce petit bout de femme qui affiche déjà son indépendance et sa douceur au quotidien.