Dressing familial

 

Depuis qu’on avait emménagé, je voulais me débarrasser du placard de notre chambre pour créer un vrai dressing familial. Grâce à un sacré coup de main de mon cher frère qui était de passage à Marseille cet été, c’est enfin le cas. Le placard de la chambre a été entièrement démonté et remonté façon DIY dans le dressing.

 

À droite de l’image, c’est mon côté. Toutes mes robes rangées par couleur, mes chemises sur un autre portant et sur les étagères mes pantalons, jupes, sweat et pulls. Et puis toutes mes chaussures sagement rangées en bas, dans des boites ou des paniers. Je sais on ne voit rien, mais l’imagination est là pour combler les lacunes de l’image. Et puis je pourrais toujours faire des photos plus détaillées si ça intéresse certains.

 

À gauche de l’image, Arnaud et les enfants. Je passe sur les vêtements d’Arnaud parce que je ne m’en suis pas du tout occupée, même si c’est très bien fait !

 

Pour les enfants, c’est pas mal de n’avoir pas trop d’espace parce que ça force à faire le tri régulièrement. On a tout mis à leur hauteur — sauf pour Arielle — comme ça ils peuvent choisir leurs vêtements et s’habiller tout seul le matin. On a mis ça en place depuis un an en fait, et contre toute attente, ça reste à peu près bien rangé, ils sont raisonnables. Et puis ça leur donne une vraie autonomie qui est appréciable aussi bien pour eux que pour moi et Arnaud.

 

Un jour il sera mieux, mais pour le moment c’est parfait. Ça me laisse le temps de dessiner le placard de mes rêves pour plus tard.

 

 

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Le dortoir

Nos enfants dorment ensemble. Au début, quand on était à Paris, on n’avait pas le choix et les deux enfants dormaient dans la même chambre. Arrivés à Marseille, on aimait bien l’organisation et on a décidé de continuer comme ça. Les deux enfants ont une chambre pour dormir, et une deuxième chambre avec tous leurs jouets. 

Avec l’arrivée d’Arielle on s’est un peu posé la question. Elle a dormi dans la salle de jeux quelques jours, puis dans le bureau, puis une nuit avec nous je crois, mais je n’en suis pas sûre. Et puis au bout d’un mois elle a rejoint les deux grands dans la chambre. 

Quand Jasmin était arrivée, on n’avait pas attendu si longtemps. Cinq jours après sa naissance nous étions en Corrèze chez ma grand-mère et les deux petits partageaient la chambre. On s’était dit que tant qu’à faire autant les habituer immédiatement à dormir ensemble. La première nuit il a été réveillé, la deuxième il ne l’entendait plus. 

Jasmin ne se réveillait qu’une fois par nuit et toujours à la même heure. Et quand elle s’est mise à dormir toute la nuit, c’est César qui s’est réveillé à l’heure où sa sœur se réveillait normalement. Il était inquiet. Et je crois qu’il était habitué à entendre sa sœur et de ne pas l’entendre l’avait vraiment inquiété. Après une deuxième nuit similaire j’étais allée lui acheter une boîte à musique lumineuse qu’il pouvait allumer tout seul et nos nuits avaient repris leur cours tranquille la plupart du temps. 

Et maintenant nos trois enfants partagent la même chambre. Pour nous ça a été un vrai choix, comme une décision de famille. Le choix que nos enfants dorment ensemble et jouent ensemble. Qu’ils partagent ces moments fraternels. 

Noir, doudou, dodo

J’adore voir leur trois lits côte à côte. C’est super mignon. Et je sais qu’eux aussi apprécient de se trouver ensemble. Ils se rassurent et je suis persuadée que c’est pour ça qu’ils dorment si bien en général. 

Par contre quand ils décident de s’entendre pour ne pas dormir, ça peut devenir n’importe quoi : cabane sous le lit, concours de chant, ils ont de l’imagination. Mais c’est aussi les bêtises qu’ils font ensemble qui soudent leur fraternité. Alors il faut leur faire confiance (toujours) et intervenir à minima. 

J’ai une attitude plutôt stricte sur le soir : une histoire avant d’entrer dans la chambre puis un bonne nuit personnalisé au lit. Mais je ne fais pas dans le rappel. Pas de dernier bisou ou de ci ou ça. 

Et s’ils m’appellent ou s’ils ont besoin de quelque chose, j’essaie de prendre le ton et l’attitude les plus détachés possible. Et on passe à autre chose. Des fois on se fâche évidemment, mais ça ne me fait jamais me sentir mieux. Et c’est vrai qu’en général ça les calme bien, mais je ne veux pas du tout que leur sommeil soit associé d’une façon ou d’une autre avec la peur ou la menace. Alors je préfère y aller en douceur sans pour autant laisser de place à la négociation. 

De 19h à 7h cette pièce est entièrement dédiée au sommeil. Et dans la journée à l’heure de la sieste c’est la même chose. Volets fermés, porte close, riens d’autre que le silence et des doudous. Des fois je me demande si c’est bien qu’ils soient aussi conditionnés. Mais comme on voyage beaucoup, je sais qu’ils savent s’adapter à d’autres circonstances. Alors je me dis que c’est bien que chez nous les règles soient claires. Au moins ils ne se posent pas de question. Et je suis persuadée que ce cadre les rassure et leur permet de laisser libre court à toute la créativité dont ils sont capables le reste du temps, reposés.