Les 10 mois d’Arielle

J’ai fêté les dix mois d’Arielle la semaine dernière. Mais je dois dire que j’ai hésité à faire le point mensuel sur son évolution. Je me disais que ça allait commencer à être répétitif et que ça suffisait avec les enfants.

J’en étais toujours à hésiter sur ce post et Arielle est venue s’asseoir juste devant moi un peu en culbuto et elle a levé sa petite main potelée pour me faire un coucou. C’est là que j’ai fondu.

Finalement je fais donc le post traditionnel, mais je l’envisage aussi comme une façon pour moi de faire le point. Les vacances étaient super, les vacances étaient enrichissantes et géniales. Je ne suis pas contente qu’elles soient finies. Mais je suis heureuse de retrouver un peu de liberté dans mon organisation quotidienne.

Donc Arielle fait coucou, beaucoup, et tout le temps. Elle est à l’âge où elle commence à prendre vraiment conscience du monde qui l’entoure et du fait que ce monde est peuplé de gens. Mais elle ne sait pas encore que tous ces gens ne la connaissent pas et elle leur fait coucou et des sourires. C’est super mignon, évidemment.

Elle a pris un petit tour tyrannique les dernières semaines. Elle a des idées pour tout, mais en matière de nourriture elles sont particulièrement arrêtées. Lorsqu’elle veut quelque chose, elle va faire un petit cri entre la marmotte et le rapace jusqu’à ce qu’on ait trouvé ce dont il s’agissait et qu’elle l’ait dans la bouche ou dans la main.

Elle mange de tout avec appétit. Fruits, légumes, viande, poisson, fromage, yaourts, pour l’instant il n’y a pas un truc qu’elle refuse systématiquement de manger. En revanche, elle préférera toujours autre chose qu’un biberon si elle a le choix.

Le gros changement pour Arielle c’est le début de la garde à la Mam à plein temps. (Pour ceux qui ne savent pas ça signifie maison d’assistance maternelle et c’est comme une micro crèche gérée par deux nounous). On continue avec la même nounou que l’année dernière. Arielle l’adore et nous aussi et c’est agréable de la laisser en pleine confiance.

J’apprécie d’autant plus la relation avec la nounou que les grands sont à l’école. Et là on ne sait plus du tout ce qui se passe, sauf quand ça ne va pas. Ça m’avait fait tout bizarre quand j’avais compris que je ne pourrais plus savoir tout ce que César faisait de ses journées. Et en fait c’est très bien et ça leur permet également de grandir. Maintenant que Jasmin a aussi fait sa rentrée, ils sont deux à vivre leur vie sans que j’aie un compte-rendu détaillé le soir.

Et me voilà qui mets le doigt sur l’ambivalence de la parentalité. Je les adore plus que tout, mais j’ai besoin que ma vie ne tourne pas qu’autour d’eux. Je veux qu’ils me laissent respirer, mais je voudrais tout d’avoir de leurs journées tout le temps.

Une bonne fin


Parfois les journées ne prennent pas exactement la trajectoire qu’on avait envisagée pour elles.

Je n’avais pas imaginé hier matin me retrouver à porter mon fils (17 kg s’il vous plaît!) de docteur en examen pendant qu’il se tordait de douleur pendant quelques heures. Mais même les pires journées ont une fin. Hier j’ai fini par un cours de danse et même si j’étais pas du tout dedans, j’ai transpiré et aujourd’hui commence une nouvelle journée. 

Pas d’inquiétude César va bien. 

Ma vie à cinq

Arielle a fêté ses quatre mois cette semaine et chaque jour nous trouvons un peu plus notre équilibre dans cette vie de famille nombreuse. 

Enfin, quand je dis nous, je pense plutôt moi. Jusque là, Arielle était presque une extension de moi. Bien sûr, c’est une petite personne avec sa personnalité, mais j’ai l’impression qu’on est sorti de la phase complètement fusionnelle des tout début. Aussi bien elle que moi, je crois. 

Moi parce que j’ai du pas mal la laisser la semaine dernière : pour un stage de danse et pour une petite opération qui a nécessité pas mal de repos. Et puis elle parce qu’elle grandit tout simplement. Peut-être aussi parce qu’elle n’a plus besoin de manger la nuit ce qui veut dire que je ne suis pas obligée de me lever, on y travaille. 

Pour elle j’ai l’impression que ça veut dire qu’elle décidé des moments dont elle veut profiter et de ceux où elle dort tranquillement. Et il se trouve que cette petite est comme très sociable : au café ou au restaurant elle veut en profiter à fond. Puis elle s’endort pour quelques heures, satisfaite de cette mini aventure. 

Et des mini aventures on en vit au quotidien. Quand on va manger du gâteau à la carotte entre filles. Ou que j’emmène César au cinema. Ou encore quand on sort tous ensemble faire un tour de bateau. 

Du temps avec eux et pour moi

Et Arielle qui grandit ça signifie pour moi un peu plus de spontanéité. Pour aller au cinéma l’après-midi, seule, par exemple. Et pour ça je compte sur le cinquième membre de notre famille Arnaud. 
J’ai encore un peu de mal à me dire que mon temps vaut autant que celui des autres. Mais j’y arrive et je serai même prête à prendre une baby-sitter pour faire un truc seule dans la journée. Ça ne paraît peut-être pas grand-chose, mais pour moi ce n’est pas rien. 

J’ai vraiment compris que prendre du temps pour moi ou pouvoir parfois avoir des plages où j’organise mon temps exactement comme je le veux, même si c’est pour travailler, ça me donne plus de disponibilité le reste du temps. 

Si je ne devais donner qu’un seul conseil aux mamans, ce serait vraiment celui de prendre du temps pour soi. Je sais que ce n’est pas toujours facile. Que souvent le travail fini on a seulement envie de retrouver ses enfants. Qu’on part parfois à reculons à la danse ou au cinéma ou qu’on se sent égoïste d’avoir besoin d’un peu de temps. Mais en fait ça fait tellement de bien de faire quelque chose d’autre. Et je suis persuadée que c’est un bon exemple à donner à ses enfants. Leur montrer qu’une maman est aussi une femme, c’est pas mal je trouve. Le plus dur c’était peut-être de trouver ce qu’on a envie de faire pendant ces moments libres. Pour moi c’est facile : danse et cinéma et la vie est la plus belle des fêtes.