Les mamans

On m’avait dit qu’avec les enfants je me ferai facilement des amis. Mais franchement je ne comprenais pas. C’est vrai qu’avec les enfants on rentre en contact avec pas mal de monde tout le temps. Mais je suis difficile, je me fais pas des amis comme ça. En plus j’en ai déjà des amis

En plus je n’étais pas fan du concept mamans-copines. On devrait être amies parce que nos enfants se connaissent ? Je suis bien trop mysanthrope pour accrocher à ce concept.

Copines avant tout

Et puis, je refusais vraiment d’être définie par mes enfants. Un peu comme si je n’assumais pas mon statut de maman. J’y ai réfléchi et avec un peu de recul j’imagine que c’est parce que je n’avais pas beaucoup de copines qui avaient déjà des enfants. Je ne voulais absolument pas devenir la nana qui parle tout le temps de ses enfants. Et soyons honnêtes tout n’est pas intéressant. Je devais avoir un peu peur d’entrer directement dans le club des vieux sans passer par la case départ.

Et aussi, je passe beaucoup de temps avec eux, c’est un choix de vie que j’ai fait. Alors quand ils ne sont pas là, c’est mon temps à moi.

Quand ils sont petits tout est facile je trouve. Pour moi ça l’a été en tout cas. Mais en grandissant leur personnalité se développe et leurs idées et parfois on se trouve un peu désemparée. C’est là que les mamans copines interviennent.

Pour moi à peu près toutes mes mamans-copines étaient d’abord mes copines-tout-court. On se connaît depuis longtemps, on ne s’embarrasse pas de prétendre que nous sommes des femmes que nous ne sommes pas et cette honnêteté est toujours reposante.

Elles interviennent pour nous permettre de vider notre sac quand on en a besoin, mais de ce point de vue même les copines sans enfants sont très compétentes.

Là où ça devient intéressant c’est quand on les voit avec leurs enfants. Il y a toujours un côté vraiment rassurant à voir qu’on galère toutes à un moment où à un autre. On ne galère pas avec les mêmes choses ce qui permet de s’inspirer des trucs de chacunes.

Pas de jugement chacun sa technique et chacun sa personnalité : la maman, l’enfant ou les enfants, le papa, etc. Bienveillance à tous les étages avant tout.

L’aide d’un super-héros

La semaine dernière j’ai demandé l’aide de Batman pour emmener César à sa visite de rentrée chez le pédiatre. Depuis tout petit il est effrayé au point de pleurer et de refuser de se laisser examiner.

Et presque miraculeusement César a passé toute la visite avec un sourire aux lèvres et Batman dans les bras. Il avait juste besoin d’un peu de courage matérialisé.

Les 10 mois d’Arielle

J’ai fêté les dix mois d’Arielle la semaine dernière. Mais je dois dire que j’ai hésité à faire le point mensuel sur son évolution. Je me disais que ça allait commencer à être répétitif et que ça suffisait avec les enfants.

J’en étais toujours à hésiter sur ce post et Arielle est venue s’asseoir juste devant moi un peu en culbuto et elle a levé sa petite main potelée pour me faire un coucou. C’est là que j’ai fondu.

Finalement je fais donc le post traditionnel, mais je l’envisage aussi comme une façon pour moi de faire le point. Les vacances étaient super, les vacances étaient enrichissantes et géniales. Je ne suis pas contente qu’elles soient finies. Mais je suis heureuse de retrouver un peu de liberté dans mon organisation quotidienne.

Donc Arielle fait coucou, beaucoup, et tout le temps. Elle est à l’âge où elle commence à prendre vraiment conscience du monde qui l’entoure et du fait que ce monde est peuplé de gens. Mais elle ne sait pas encore que tous ces gens ne la connaissent pas et elle leur fait coucou et des sourires. C’est super mignon, évidemment.

Elle a pris un petit tour tyrannique les dernières semaines. Elle a des idées pour tout, mais en matière de nourriture elles sont particulièrement arrêtées. Lorsqu’elle veut quelque chose, elle va faire un petit cri entre la marmotte et le rapace jusqu’à ce qu’on ait trouvé ce dont il s’agissait et qu’elle l’ait dans la bouche ou dans la main.

Elle mange de tout avec appétit. Fruits, légumes, viande, poisson, fromage, yaourts, pour l’instant il n’y a pas un truc qu’elle refuse systématiquement de manger. En revanche, elle préférera toujours autre chose qu’un biberon si elle a le choix.

Le gros changement pour Arielle c’est le début de la garde à la Mam à plein temps. (Pour ceux qui ne savent pas ça signifie maison d’assistance maternelle et c’est comme une micro crèche gérée par deux nounous). On continue avec la même nounou que l’année dernière. Arielle l’adore et nous aussi et c’est agréable de la laisser en pleine confiance.

J’apprécie d’autant plus la relation avec la nounou que les grands sont à l’école. Et là on ne sait plus du tout ce qui se passe, sauf quand ça ne va pas. Ça m’avait fait tout bizarre quand j’avais compris que je ne pourrais plus savoir tout ce que César faisait de ses journées. Et en fait c’est très bien et ça leur permet également de grandir. Maintenant que Jasmin a aussi fait sa rentrée, ils sont deux à vivre leur vie sans que j’aie un compte-rendu détaillé le soir.

Et me voilà qui mets le doigt sur l’ambivalence de la parentalité. Je les adore plus que tout, mais j’ai besoin que ma vie ne tourne pas qu’autour d’eux. Je veux qu’ils me laissent respirer, mais je voudrais tout d’avoir de leurs journées tout le temps.