Au cinéma

Depuis quelques mois, voire peut-être un an, je perds un peu la notion du temps, je retourne au cinéma. Ca a toujours été un truc que j’adore faire et j’avais réalisé assez vite à ma première grossesse que ça serait plus compliqué. Avant avec Arnaud on y allait trois à quatre fois par semaine. On allait tout voir, on se décidait au dernier moment et on sautait dans le métro. Et c’était trop bien. En plus dans nos années où il fallait vraiment faire attention, la carte illimité était presque notre seul luxe et on la rentabilisait tellement, qu’on n’a jamais regretté.

Mais à la naissance de César, on a annulé nos abonnements parce qu’on s’était résigné à ne plus aller au ciné. On s’était dit que c’était tant pis, qu’on y retournerait plus tard. Et puis de temps en temps, des copains ou une baby-sitter nous gardait César pour qu’on puisse aller au ciné. Mais le cinéma planifié et organisé, ça n’était pas vraiment notre tasse de thé. On y était toujours allé de façon spontanée alors c’était des fois décourageant.

Un moment découverte pour moi

Et puis genre l’année dernière, j’ai réalisé qu’en fait je pouvais aller au cinéma dans la journée. Et même le matin. Et des fois on y va même ensemble avec Arnaud. Mais le plus souvent j’y vais seule. Je regarde ce qui passe au moment où je suis dispo et j’y vais. Soit à pied, soit je prends le bus, c’est rapide et je peux vraiment me décider au dernier moment, pas d’angoisse. Et du coup je revois des choses un peu hors des sentiers battus, comme avant.

Parce qu’un des trucs un peu triste avec le cinéma planifié, c’est qu’en fait on n’allait plus voir que les Woody Allen ou les frères Coen… c’est bien, je ne dis pas. Mais les derniers films que j’ai le plus aimé sont vraiment hors de ce grand circuit, je crois. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment aimé le dernier Woody Allen. Par contre La Saison des Femmes,c’était vraiment bien. Ou Mr Gaga sur le chorégraphe Israélien Ohad Navarin, qui m’a fait vibrer et découvrir un univers et un personnage. Je me demande d’ailleurs si ces films ne sont pas d’autant meilleurs qu’on n’en attendait pas grand chose. Mais je crois que ce sont surtout des joyaux sous-estimés.

J’espère arriver à trouver le moyen de continuer à entretenir la flamme du cinéma en moi dans les prochains mois, même si je crois que ça demandera nécessairement de l’organisation. Mais le jeu en vaut la chandelle.

 

Julietta

Le premier film que j’ai vu avec Arnaud, c’était un Almodovar, Étreintes brisées. Alors encore plus qu’avant j’aime ce réalisateur. Et cette Julietta était parfaite d’almodovarisme si je puis dire. J’irai presque le revoir tout de suite.