Le cinéma

Depuis si longtemps que j’ai envie de dire toujours j’adore le cinéma. Je me sens bien dans l’obscurité de la salle et emportée par l’histoire les images et le son si fort.

Mon cinéma préféré c’est le Max Linder à Paris pour son balcon et l’écran vraiment super grand. Mais je ne suis pas difficile, n’importe quelle salle me convient. Tant qu’il y fait noir.

C’est rare que je vois des films nuls. Et même quand je n’aime pas il y a quand même quelque chose à en tirer. J’aime les comédies et les stars, les films historiques et les documentaires. J’aime qu’on me raconte une histoire et aller au cinéma est un de mes trucs préférés. Depuis quelques mois j’ai réussi à m’organiser pour y aller une fois par semaine à nouveau et je sens le bien que ça me fait.

Et quand le cinéma d’à côté Cesar, comment ne pas m’y sentir bien

La salle de cinéma est un endroit où je trouve de l’inspiration, mais aussi du réconfort. Quand tous mes cheveux sont tombés je suis allée voir Lincoln (j’avais pas aimé). Au milieu du travail avant la naissance de César je suis allée voir Spring Breakers (j’ai vraiment adoré, j’ai envie de le revoir). Quand j’ai oublié mes clés l’autre jour et que j’étais enfermée dehors je suis allée voir Phantom Thread (beaucoup aimé aussi pour sa subtilité).

Le cinéma c’est mon refuge. L’endroit où rien ne peut arriver parce que tout arrive sur l’écran. Ai-je dit que j’adore y aller seule ?

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Le Verfügbar et ma Mamie

Il y a deux semaines je suis allée voir cette pièce écrite à Ravensbrück par une amie de ma grand-mère. En rentrant j’ai écrit cette lettre à ma Mamie et je la partage aujourd’hui car je crois que j’en ai tiré quelque chose d’important.

Cette pièce a été mise en scène par Marion Pillé et l’affiche est un original qui a été réalisé par Florian Huet. Ici le site internet de la compagnie qui s’appelle Les Souffleuses de Chaos, j’imagine qu’on peut les contacter pour leur acheter l’affiche.

Ma chère Mamie

Aujourd’hui je suis allée voir le Verfügbar aux enfers et j’ai beaucoup pensé à toi. Ça m’a remué plus que ce à quoi je m’étais attendue. Pourtant je connais tout ça et il n’y avait rien de nouveau. Mais justement je pensais à toi. À ta maman à ton père et à ton frère. À l’injustice et à ta force.

Dans cette opérette j’ai vraiment retrouvé ce que tu racontes à la fois l’ambiance et la sororité et aussi les horreurs. Les filles qui ont monté ce projet avaient fait un vraiment bon travail.

J’ai été remuée et j’ai pleuré un peu et surtout en des moments assez inattendus. Ce n’était pas le pire qui faisait monter les larmes, mais l’espoir qui transparaissait. J’y ai pensé sur le chemin du retour jusqu’à chez moi.

Ce qui me touche le plus, c’est ta force. La force que tu as eue de t’engager. La force que tu as eue de revenir. Et la force que tu as eue d’avoir une vie remplie. Je suis persuadée que ton exemple me construit et me permet depuis l’enfance d’avoir la certitude qu’on peut s’engager et qu’il faut prendre des risques pour des convictions.

Et cette certitude je l’ai avec moi. Je crois que c’est d’ailleurs ma seule certitude avec l’amour. Je la porte et je me considère chanceuse de l’avoir en moi grâce à toi et de n’avoir jamais eu à l’apprendre dans un livre.

Merci ma Mamie chérie d’avoir eu ce courage et bravo pour la force qui te porte encore aujourd’hui.